jeudi

Bin-Jip



La nuit tombe et une envie de pédaler me prend. Après avoir traversé le pont, je décide d’explorer le village voisin, pour voir où en est le nouveau quartier résidentiel. Il y a peu, ce n’était que des champs à perte de vue. Maintenant des maisons ont poussé, des routes et rues aux panneaux flambants neufs. «Rue des roses», «Rue des Lilas», j’en passe. Les jardins sont vides, les lieux inhabités en grande partie. La lumière orange des réverbères éclaire les allées vides, le macadam flambant neuf, et des détails de ce décor sans vie. Parfois une chaise en plastique trône, seule dans un jardin.

« J'ai toujours été fasciné par l'état poétique du crépuscule. Par sa qualité de transformation. Son pouvoir de transformer l'ordinaire en quelque chose de magique et d'autre. Mon souhait est de la narration dans les images pour travailler dans cette circonstance. » Gregory Crewdson.

http://www.google.fr/imgres?q=gregory+crewdson&hl=fr&sa=X&biw=1178&bih=895&tbm=isch&prmd=imvnso&tbnid=KrUFM5u_E--m1M:&imgrefurl=http://www.galerie-photo.com/gregory-crewdson.html&docid=IGnyGGz2jlMx1M&imgurl=http://www.galerie-photo.com/images/chambre-photographique-crew.jpg&w=470&h=302&ei=xUZNT9LEHMm38gPDsJjFAg&zoom=1&iact=hc&vpx=389&vpy=171&dur=639&hovh=180&hovw=280&tx=203&ty=120&sig=112654244041651341887&page=1&tbnh=163&tbnw=238&start=0&ndsp=16&ved=1t:429,r:1,s:0

http://arts.fluctuat.net/diaporamas/les-villes-paumees-dans-l-art-un-road-trip/Edouard-Leve-Angoisse.html

 Plus loin je retrouve le "Rami club", gros bloc de béton sans étage des années soixante-dix, qui rassemble une boulangerie, un bar tabac, une droguerie, un pressing… J’entends presque l’harmonica du film "Le Bon, la Brute, et le Truand".


Les rues du village semblent désertes, la pluparts des habitants ont dû partir en vacances. Je pense à Tae-suk. En Coréens, le titre du film est Bin-jip, autrement dit: maisons vides.

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