Un jour de tempête de neige j’avais rejoins Étienne en une heure de train. On s’était rencontrés un an et demi plus tôt dans les landes, entre temps beaucoup de lettres. Comme lui aussi connaissait "Rahan, fils des âges farouches" et que lui non plus n’avait pas de désir particulier quand aux lieux à visiter, nous avons convenu que son Opinel nous servirait de guide. Il nous a emmenés près de la tour Eiffel. L’été suivant il partait pour le Mali. Je lui avais fabriqué une boite, dans laquelle il y avait entre autre une télécommande, pour zapper les situations à risques, ainsi qu’une montre cassée.
vendredi
Le fils de Crâo
Libellés :
Landes,
Opinel,
Paris,
Rahan,
tour Eiffel
Pays/territoire :
Champ de Mars, 11 Rue Augereau, 75007 Paris, France
lundi
No man's land
C'était entre la Slovénie et la Croatie, en 2005. Phillipe nous dit :
-"Nous sommes dans un no man's land mes amis."
Lou lui répond:
-"On est entre nulle part et ailleurs."
Non, on était nulle part. Entre quelque part et ailleurs.
-"Nous sommes dans un no man's land mes amis."
Lou lui répond:
-"On est entre nulle part et ailleurs."
Non, on était nulle part. Entre quelque part et ailleurs.
jeudi
Permis de résider
Un jour à l'aéroport, des policiers m'ont accompagnés dans leur bureau après avoir vérifié mon passeport. Je ne comprenais rien de ce qu'ils disaient, mais à la grimace d'un des employé et son air compatissant j'ai vite compris que je pouvais commencer à m'inquiéter. En effet j'aurai dû avoir un permis de résidence, je n'en savais rien. Si je voulais retourner en France je devais payer sept cent euros d'amende, et attendre six mois avant de revenir. Sinon je pouvais rester, et tenter de régler le problème.
Retourner là d’où je viens sans pouvoir retourner "chez moi", ou rester chez moi sans vraiment avoir le droit d'y être.
En pensant à W qui avait vécu neuf ans sans papiers j'ai essayé de ne pas me plaindre, je me suis quand même demandée comment on pouvait supporter ce sentiment aussi longtemps.
http://www.google.fr/imgres?q=alfredo+jaar+passeports&um=1&hl=fr&client=firefox-a&hs=cOY&rls=org.mozilla:fr:official&biw=1680&bih=887&tbm=isch&tbnid=wx-PNpiz8H0l5M:&imgrefurl=http://students.cis.uab.edu/juliate/finland.html&docid=Zbf0XG9H9isJhM&imgurl=http://students.cis.uab.edu/juliate/passports.jpg&w=864&h=486&ei=foZCT9CKIKet0QXK78GPDw&zoom=1&iact=hc&vpx=401&vpy=178&dur=721&hovh=168&hovw=300&tx=172&ty=90&sig=112502360276248814242&page=1&tbnh=131&tbnw=233&start=0&ndsp=29&ved=0CEQQrQMwAQ
Retourner là d’où je viens sans pouvoir retourner "chez moi", ou rester chez moi sans vraiment avoir le droit d'y être.
En pensant à W qui avait vécu neuf ans sans papiers j'ai essayé de ne pas me plaindre, je me suis quand même demandée comment on pouvait supporter ce sentiment aussi longtemps.
http://www.google.fr/imgres?q=alfredo+jaar+passeports&um=1&hl=fr&client=firefox-a&hs=cOY&rls=org.mozilla:fr:official&biw=1680&bih=887&tbm=isch&tbnid=wx-PNpiz8H0l5M:&imgrefurl=http://students.cis.uab.edu/juliate/finland.html&docid=Zbf0XG9H9isJhM&imgurl=http://students.cis.uab.edu/juliate/passports.jpg&w=864&h=486&ei=foZCT9CKIKet0QXK78GPDw&zoom=1&iact=hc&vpx=401&vpy=178&dur=721&hovh=168&hovw=300&tx=172&ty=90&sig=112502360276248814242&page=1&tbnh=131&tbnw=233&start=0&ndsp=29&ved=0CEQQrQMwAQ
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