mardi

Brussel Global village


Je dois trouver une autre adresse. Un homme m’aide dans le bus, sur le chemin de son travail. Il est marocain, chef cuistot de la Bécasse, sans papier depuis trente ans. Je me perds de nouveau, les publicités sur les murs sont en deux langues, je n’avais jamais vus ça avant. À Flagey un jeune homme tiens un livre d’Obama dans les mains. Il me dit que j’ai l’air perdu, qu’il a une voiture et du temps. Sur le chemin, je lui demande s’il est Américain, il me répond qu’il est Rwandais et s’appelle George. Il me dépose devant la Bécasse, Là où je vais, c’est la rue d’à côté.
Un garçon m’ouvre, me parle et je ne comprends rien. Je pense qu’il est Flamand. Il me dit en articulant qu’il est Breton et un peu saoul de la veille. Même à Nantes on ne parle pas si vite.
Je sors pour m’acheter un kebab, en revenant il n’y a personne, je suis à la porte. La nuit tombe doucement. Un des locataires finis par arriver avec un sac de courses.
Le lendemain matin, je file à la gare du midi. La voix du train parle au moins cinq langues différentes.

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